PostHeaderIcon Tableaux animaliers, par Andréa

Tableaux animaliers

Souvenir de fourmi

Oubli de pacotille

Oubli d’une fourmi

T’Oublie or not t’oublie ?

Souvenir d’un grain d’orge

Grand d’orge magnétique

Mémoire déshydratée

Mémoire ressourcée

Fourmi sauvée

Envolée fourmi

Vers un futur trépassé…

A la manière de

La Fontaine

Mme Taupe par soleil attirée

Devint un jour parachutiste

Elle ne pouvait tomber plus bas.

Mr Taupe avait préparé

Jus de poireaux et pain des pistes…

Grisée, Taupe ne se dérobe pas

Au jeu du chat et d’la souris

Tous deux arborent un grand sourire

PS : qu’est-ce que ce jeu demandez-vous ?

Réponse : « Le chat herborise la souris »

Herboriser

Cueillir des herbes

Mr Taupe fait son plein d’épices

Sur le dos de la parachutiste…

Le champ d’éternité s’arrête à la barrière

Scarabée s’équilibre

S’exerce sur barbelés

Araignée pétillante

Sous son parapluie rit

Un instant électrique

Instant d’égarement

Barbelés court-circuitent

Les amoureux occis…

L’éternité pour eux

S’arrête à la barrière.

Andréa

PostHeaderIcon Elle riait, la femme... (Andréa)

Elle riait la femme,

Elle riait aux éclats

Le rire un peu forcé

Mais tellement naturel

**

Accueil de ses hôtes

Accueil ambiguë

Baisers, fébrilité,

Exaltation déjà équivoque

Ce tourbillon aurait un double sens

**

Ce matin, elle appris qu’elle attendait des jumeaux.

Ronde infernale dans sa tête

Son esprit est assailli, bloqué

2+2+2 / 6 / son travail / ses projets / son mari

Elle se sent captive / soumise /

Par un joug inattendu et inéluctable

Tout cela peut s’arrêter d’un coup

Tout s’embrouille.

**

Pour ses hôtes ce soir

Elle portera le masque

Entre le saumon et l’ananas

Son coeur bat la chamade

Résonance de son désarroi

Qui devient déni.

Les invités s’extasiaient

Ordonnance du repas

Aisance de leur hôtesse…

**

Mais elle mentait, elle mentait

Lui seul s’en apercevait

Il connaissait son envers

Elle parlait faux

Lui entendait son parler vrai.

**

Les invités s’en allèrent

Elle s’écroula sanglotante dans ses bras

Mais ses bras à lui ne se refermaient pas

Il ne voulait pas entendre

Il ne voulait rien savoir

Elle ne partagerait pas son déni…

Andréa, décembre 2006

PostHeaderIcon Erotizme en Arizona, Andréa

Erotizme en Arizona

Ou

Erotizme au Dézert

Texte qui zozote

I

Arizona sans horizon

Zorro zombie sous ciel zébré

Dérizoire il zig et zag

Entre rhizomes et tchorizo.

II

Une fille atomique

Bombe à retardement

Robe volubilis

Au parfum zézifiant

Traversait la rizière

Zig et Zag balançant

III

Canon était la fille

Révolvers étaient ses zieux

Ilz électrizent Zorro

Court-circuitent Zig et Zag

IV

Immoralité :

Effeuillage s’ensuit

L’enrobée se dérobe

L’Artilleur déconfit

Redevenu zombie

Jusqu’au dézert s’enfuit…

Andréa

PostHeaderIcon Tableaux animaliers, Andréa

Tableaux animaliers

Souvenir de fourmi

Oubli de pacotille

Oubli d’une fourmi

T’Oublie or not t’oublie ?

Souvenir d’un grain d’orge

Grand d’orge magnétique

Mémoire déshydratée

Mémoire ressourcée

Fourmi sauvée

Envolée fourmi

Vers un futur trépassé…

A la manière de

La Fontaine

Mme Taupe par soleil attirée

Devint un jour parachutiste

Elle ne pouvait tomber plus bas.

Mr Taupe avait préparé

Jus de poireaux et pain des pistes…

Grisée, Taupe ne se dérobe pas

Au jeu du chat et d’la souris

Tous deux arborent un grand sourire

PS : qu’est-ce que ce jeu demandez-vous ?

Réponse : « Le chat herborise la souris »

Herboriser

Cueillir des herbes

Mr Taupe fait son plein d’épices

Sur le dos de la parachutiste…

Le champ d’éternité s’arrête à la barrière

Scarabée s’équilibre

S’exerce sur barbelés

Araignée pétillante

Sous son parapluie rit

Un instant électrique

Instant d’égarement

Barbelés court-circuitent

Les amoureux occis…

L’éternité pour eux

S’arrête à la barrière.

Andréa

PostHeaderIcon ça gaze à Gaza

Ça gaze à Gaza

Scénario fiction pour le Nouvel An.

GAZA

Nuit d'angoisse à Gaza: C'est le couvre-feu dans les rues désertées, murstoujours gris, maisons portes tirées, jalousies closes. Remugles du petit matin: vient l'heure bleue où le clair de lune cède la place au clair de l'autre. Silence étourdissant, un silence qui hurle, ponctué de sourds aboiements. Contre le mur craquent les os que les chiens dévorants se disputent entre eux (1). De leur gueule dégoutte et dégouline une bave noire dégoûtante. Des mâchoires agressives se retiennent de mordre.

Fragments de désespérance (2): L'horloge implacable tourne à l'envers. Moisissure de l'heure assassine, haine du temps qui dure. Entre ciel et terre, il n'est plus que du gris et du noir. Des flaques et du gas-oil créent un cloaque obscur au milieu du brouillard. L'étang desséché reçoit des pleurs de colère, coulant collier de perles d'eau. Nous sommes au « check point », lieu glauque où rien ne commence et tout finit.

Soudain, des bruits de bottes: Surgie du fond du désert, une patrouille israélienne s'approche au pas cadencé. Le sable crisse sous les talons des rangers. Les enfants du kibboutz croisent ceux des bidonvilles. « Le ciel et moi, couteaux tirés! ».

Flash violet dans la nuit: Une boîte s'ouvre, de la lumière en sort. Elle éclaire le dédale des ruelles, s'attarde sur un immeuble en démolition. La torche d'une soldate balaie le trottoir pissotière d'où émane une âcre odeur d'urine et de sang.
    Débusque au milieu des décombres un visage enseveli dans un tas  de chiffons. Un gueux, loqueteux, brèche dents, traîne-misère, s'est installé là pour la nuit, avec une toile d'araignée pour lit: l'invisible aragne et sa toile. Verbe noir, mots défoncés: « Je suis
là, et tu ne me vois pas! »

Sous les haillons, un terroriste: le doigt crispé sur sa gâchette, front contre vitre, dentier grinçant dans son mouchoir déchiré. Fantôme sous l'escalier, le moudjahid attend son heure, il va « casser du précieux ». Loup tapi dans l'ombre, ogre dans la boîte aux lettres, il épie la soldate par la fente de sa gandoura.
    Une scène qui va faire mal: « Je planterai mon sabre rouge dans ton dos! ». Le temps immobile est comme suspendu.

« Salama! »/ «Shalom! »: Rien à signaler. La soldate range posément son revolver dans son sac à main de chez Hermès, C'est une belle fille au regard de velours gris soyeux, une chatte qui s'est fait les griffes sur des coussins de velours et ne demande qu'à dormir entre les pattes d'un gros chien. Telle un champ de blé, sa croupe ondule au vent.
    Le décolleté du treillis s'ouvre sur deux fraises sauvages, deux oeufs tièdes au creux du nid. Gare à la tête du serpent émergeant des
balconnets d'organdi blanc!
    L'ennemie sait mentir vrai, le diable s'habille en Prada (3).


Complicité, regards papillons:
  La soldate fond comme une madeleine dans le regard frustré du fruste combattant. Lui ne se lasse pas de scruter l'ovale bleu de son visage. Il aimerait bien faire avec cette fille une sieste câline au fond de la dune.... Un arc-en-ciel sort de la bouche du terroriste, une lumière s'allume dans ses yeux, qu'éclairent les flammes d'un chandelier à sept branches. A présent, corps penchés l'un vers l'autre, la soldate et le moudjahid regardent dans la même direction. Les nuages dansent une ronde tourbillonnante: le ciel dans une pelote de laine. Pelotons! Ciel, qu'ai-je dit? « Alleluia, I love you! » Il faut bien que la chair exulte (4)

Aïd el kebir et Yom Kippour sont devenus une seule et même fête.   Treillis et rangers rentrent dans les placards, les kalachnikov sont reconvertis en machines à coudre. C'est le temps du pain partagé,du territoire départagé, du sourire en partage. Le soleil se lève enfin sur le désert. L'étang desséché devient prairie, ses bords i fleurissent après la pluie. Les amants ennemis s'enlacent; l'eau qui sourd enracine les tiges de leur ventre à la cime mouvante des arbres. La colline se peuple de terrasses irriguées soutenues par des murets, vert paradis des doux dingues.

Tourbillon sur la ville:   les mains liées sous le manteau se dénouent; furtives, elles cherchent la combinaison du coffre, la fermeture de la combinaison, l'éclair de la fermeture; le tonnerre suit l'éclair, ô funérailles! Le doigt du moudjahid croyant remonter à l'origine du monde (5) a tiré la chevillette et la bombinette choit (6). Poings en avant, la vitre explose. Débris de cristal sur le trottoir, corps déchiquetés,  mannequin disloqué... Tout se consume, le drame est consommé.

« Francine, ma mère, a eu cent trois ans hier. »
Morale de l'histoire (à se rouler dans la farine): « Avec Francine, tout est facile! »

(1)Racine:
« Athalie.»          (2) Giono
         (3) Lauren Weisberger
        (4) Brel
(5) Courbet           (6) Perrault: « Le petit chaperon rouge ».

  L'illustration est une combinaison d'un dessin de Plantu paru
dans l'Express et de l'affiche du "Grand appartement", avec Laetitia
Casta - à qui nous confions bien volontiers le rôle de la soldate
israëlienne

    Projet remis par Jean-Claude au cinéaste Amos Gitaï pour un film qui reste à faire...

PostHeaderIcon Qualifier à rebrousse-poil, consigne

Halte aux images banales! Certes une fille peut être gracieuse, ou jolie. Mais pourquoi pas aussi : atomique, iconoclaste, pain d'épices ou mini-jupée? Un sourire est amical... mais aussi musical, ou au contraire épineux, une source sera ébouriffée, acrobate ou coeur fidèle.

Amusez-vous vous aussi à jouer avec les expressions. Associez un nom commun (source, sourire, instant, ami, fille, robe, rue...) et un qualificatif inattendu.

« Accueil  1