16 mars 2007
Campagne contre les O.G.M.
Complainte pour une langouste génétiquement modifiée.
Dessin de Claude Bascoul
[Les O.G.M. se sont invités bon gré,
mal gré, dans la campagne présidentielle. Comme on n'en trouve pas que dans les champs de maïs, nous les avons
traqués jusqu'au fond de l'océan. Suite à quoi,
nous avons déposé sur le blog de José Bové
cette réflexion en vers et contre tout... ]
C'était dans la torpeur d'une plage en été.
De gènes modifiés l'étrange nouveauté
Prit soudain corps, au gré de ma plume éblouie.
Cette image naquit dans mon âme ravie:
Je vis une langouste, au fond de l'océan,
Funeste créature au regard implorant,
Pour l'instant de sa mort, par avance parée,
Rougissant de se voir bientôt ébouillantée.
Elle tendait vers moi son doigt accusateur:
D'un horrible festin la langouste avait peur.
Non sans raison, d'ailleurs: on cuisine de même
Un crustacé de souche pure et l'ogéhemme.
« Faussaire de malheur! Mutant? Moi? Que nenni! »
Fait le homard furieux, des profondeurs surgi,
Pour cette fois, la coupe est pleine!
Ne touche pas son adéhenne,
Ou gare à ton fessier! éructe-t-il en rut
Toutes pinces dehors, sa large queue en luth.
En ce lieu, ma langouste est reine,
N'en fais pas... Madame Sans Gène.
S'esquivant, la langouste échappe au court-bouillon.
De ce conciliabule,
Au moins tirons quelque leçon,
Car, sur un tel sujet, le poète affabule:
Condamnant l'O.G.M., le homard a raison,
Plutôt
que de muter, mieux vaut coincer la bulle.
J.-C.B.
04 mars 2007
Polémique
Re- l'histoire du cerf-volant...
A propos du texte "Chute d'un cerf-volant" (cf.
rubrique "exercices de style") nous avons enregistré sur le blog les
observations ci-après, s'adressant à l'auteur J.-C. BOYRIE, dit
"Tintin":
"Monsieur,
Nous avons eu la mauvaise
surprise de relever sous votre signature (ou pseudonyme) dans
"Ateliersdecritscanalblog" un texte en vers intitulé "Chute d'un cerf
volant" . Non seulement la forme générale de ce texte est étroitement
démarquée du poème "l'Albatros" de notre aïeul Charles Baudelaire, mais
deux alexandrins dont le célèbre "Ses ailes de géants..." ont été
transcrits quasi littéralement sans citation de l'auteur. Le droit
d'écrire (ou livrer ses fantasmes...) sur un blog ne donne pas,
Monsieur, celui de piller les classiques, et dans le cas présent de
s'en prendre à un joyau de notre patrimoine littéraire.
Nous vous invitons à retirer sans délai ce médiocre pastiche
dudit blog, faute de quoi nous serions dans la regrettable obligation
de vous assigner pour plagiat devant le Tribunal de Montpellier.
Nous précisons en outre qu'en pareil cas, le Conservateur de la
Galerie des Offices, à Florence, se joindrait à notre action judiciaire
du fait que vous avez reproduit sans son autorisation "la Naissance de
Venus" de Botticelli.
Veuillez etc...
signé: "Les Orphelins Baudelaire"
Réponse de l'auteur:
Messieurs:
Je prends acte avec humilité du mauvais jugement que
vous formulez quant à la qualité de ma contribution intitulée "chute
d'un cerf-volant". Considérant que l'auteur (comme tout homme en
général) n'est pas "bon", mais "perfectible", je ne doute pas pouvoir
plus tard insérer, grâce à l'atelier d'écriture, de meilleures
productions sur le blog.
Permettez cependant que je
réponde à propos du modeste emprunt que vous me reprochez d'avoir fait
à Charles Baudelaire.
Je conviens avec vous que nul
n'est en droit, selon votre expression, "de piller les
classiques". Mais si précisément votre illustre aïeul est
aujourd'hui catalogué comme "un classique", c'est qu'il fut en son
temps considéré comme un provocateur.
Plus près de
nous, Eddie Mitchell va-t-il intenter un procès à notre amie Andréa,
pour nous avoir fait répéter tous en choeur: "Pas de Boogie-boogie
avant la prière du soir" (cf. rubrique "quatre éléments imposés")? Seul
le Vatican pourrait (peut-être) y trouver à redire, mais sachant qu'il
s'en commet d'étranges par là-bas, je lui conseillerais plutôt de
s'abstenir.
Quant à l'utilisation que vous me
reprochez d'avoir faite d'une toile de Maître, je tiens qu'il serait
tout aussi vain de poursuivre Picasso pour avoir exécuté 147
copies différentes des "Ménines" de Vélazquez, toutes aussi
irrévérencieuses les unes que les autres, ou de critiquer les peintres
surréalistes d'avoir (Dieu sait pourquoi) pris pour cible "l'Angélus"
de Millet.
Certains se souviennent qu'en mai 68, nous
proclamions dans les rues: "Nous sommes tous des Juifs allemands".
Aujourd'hui, nous dirions, tout aussi haut et fort: "Nous sommes tous
des orphelins de Baudelaire".
Sur ce, Messieurs les censeurs, je vous tire ma révérence.
Tintin.
01 mars 2007
Lapin, amour & fantaisie
Lapin, amour et fantaisie:
Pour ton Blog, une blague: il était une fois
sur un ArTbre, une pie.
Un lapin, l'air matois,
reluque un papillon qui, pour sa douce amie
fredonne des vers en sous-bois,
genre plutôt: « Lapin, amour et fantaisie! »
Quiconque papillonne est volage... parfois,
un vent de jalousie
souffle sur ce ménage à trois.
Le trio sacrifie
à ce rite nouveau,
passe-temps très en vogue:
d'un bogue sur la Toile, il se prend au panneau:
« Je pense donc je suis, je rime donc je blogue! »
Le show du chaud
lapin, d'un drame est le prologue.
Du rongeur comme de l'oiseau
l'insecte se méfie,
va de la plume au poil, et du bec au museau,
pie et lapin défie!
A force de jouer, il a le bec dans l'eau...
- le jour d'avant, la pluie
a fait un marigot,
habitat amphibie,
flasque flaque où le lapin lapa
goulûment, c'est folie!
Car aussitôt
je ne sais quelle obscure frénésie
anima le rapace avide de l'appât...
Mais quelle envie
avait le papillon de venir voler là?
Dure vie!
Quand tout près de son bec le papillon vola.
l'insecte à temps dévie....
Peu s'en était fallu que l'oiseau le happât.
Mon histoire est finie...
Morale: quel appât que la pie n'happa pas!
Tintin, 23-02-07
22 février 2007
Un nénuphar vit dant mon lit, par Christine Jouhaud Mille
Un nénuphar
vit dans mon lit,
Il en prend
tout l’espace,
Le soir
voulant me coucher
Je dois
l’amadouer
Le flatter
avec emphase
Lui
répondre,
Comme le
miroir de ce conte la belle au bois dormant
Oui !
Cher nénuphar tu es le plus charmant.
Et je
répétais chaque soir
Comme un
ostinato
Qu’il était
sans égal le plus beau
Si mon
œuvre était à la mesure de son attente
Alors,
j’avais droit à un petit coin de lit pour sommeiller
Sommeiller
c’était bien cela la torture de ma nuit
Et lorsque
ma chère plante
Remplissait
la pièce de ses ronflements sonores
Alors,
ingénument et avec désinvolture
J’inventais
un sommeil ou le rêve
D’une
course avec saut d’obstacles
Me faisait
jeter d’un mouvement large,
Mes deux
jambes en avant
Elle se
retrouvait en bordure du lit
S’accrochant
aux draps comme une furie
Et
invariablement nous nous lancions des adjectifs
Coquin
poussif
Plante
vaniteuse
Pourtant à
chaque fois sans que je comprenne comment
Nous nous
retrouvions enlacés et réconciliés
Dans
l’espace de ce lit qui nous était réservé
17 février 2007
Humour, consigne
????
Ce n'est pas difficile à comprendre, pourtant...
Blagues, billets d'humeur, jeux de mots, amusettes et amusements...
A vous!

