atelier d'écriture

Atliers d'écriture animés à Montpellier et au Crès par Carole Menahem-Lilin. Poésie, nouvelles, souvenirs, technique narrative. Propositions d'écriture et textes des participants. Ateliers théâtre et écriture par Silvia Claret et C. Menahem-Lilin. Atelier

16 mars 2007

Campagne contre les O.G.M.

Complainte pour une langouste génétiquement modifiée.


LAGOUSTE

Dessin de Claude Bascoul


[Les O.G.M. se sont invités bon gré, mal gré, dans la campagne présidentielle. Comme on n'en trouve pas que dans les champs de maïs, nous les avons traqués jusqu'au fond de l'océan. Suite à quoi, nous avons déposé sur le blog de José Bové cette réflexion en vers et contre tout... ]

 

                           C'était dans la torpeur d'une plage en été.

                           De gènes modifiés l'étrange nouveauté

                           Prit soudain corps, au gré de ma plume éblouie.

                           Cette image naquit dans mon âme ravie:

                           Je vis une langouste, au fond de l'océan,

                           Funeste créature au regard implorant,

                          Pour l'instant de sa mort, par avance parée,

                          Rougissant de se voir bientôt ébouillantée.

                          Elle tendait vers moi son doigt accusateur:

                          D'un horrible festin la langouste avait peur.

                          Non sans raison, d'ailleurs: on cuisine de même

                          Un crustacé de souche pure et l'ogéhemme.

                         « Faussaire de malheur! Mutant? Moi? Que nenni! »

                          Fait le homard furieux, des profondeurs surgi,

                          Pour cette fois, la coupe est pleine!

                          Ne touche pas son adéhenne,

                          Ou gare à ton fessier! éructe-t-il en rut

                          Toutes pinces dehors, sa large queue en luth.

                          En ce lieu, ma langouste est reine,

                          N'en fais pas... Madame Sans Gène.

                          S'esquivant, la langouste échappe au court-bouillon.

                          De ce conciliabule,

                          Au moins tirons quelque leçon,

                          Car, sur un tel sujet, le poète affabule:

                          Condamnant l'O.G.M., le homard a raison,

                          Plutôt que de muter, mieux vaut coincer la bulle.

 

                                                                          J.-C.B.

 

 

Posté par JCBOYRIE à 09:04 - Humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 mars 2007

Polémique

Re- l'histoire du cerf-volant...

   A propos du texte "Chute d'un cerf-volant"  (cf. rubrique "exercices de style") nous avons enregistré sur le blog les observations ci-après, s'adressant à l'auteur J.-C. BOYRIE, dit "Tintin":
"Monsieur,
  Nous avons eu  la mauvaise surprise de relever sous votre signature (ou pseudonyme) dans "Ateliersdecritscanalblog" un texte en vers intitulé "Chute d'un cerf volant" . Non seulement la forme générale de ce texte est étroitement démarquée du poème "l'Albatros" de notre aïeul Charles Baudelaire, mais deux alexandrins dont le célèbre "Ses ailes de géants..." ont été transcrits quasi littéralement sans citation de l'auteur. Le droit d'écrire (ou livrer ses fantasmes...)  sur un blog ne donne pas, Monsieur, celui de piller les classiques, et dans le cas présent de s'en prendre à un joyau de notre patrimoine littéraire.
  Nous vous invitons à retirer sans délai ce médiocre pastiche dudit blog, faute de quoi nous serions dans la regrettable obligation de vous assigner pour plagiat devant le Tribunal de Montpellier.
  Nous précisons en outre qu'en pareil cas, le Conservateur de la Galerie des Offices, à Florence, se joindrait à notre action judiciaire du fait que vous avez reproduit sans son autorisation "la Naissance de Venus" de Botticelli.
    Veuillez etc...

 

                                                                              signé: "Les Orphelins Baudelaire"

                           Réponse de l'auteur:

Messieurs:

 

    Je prends acte avec humilité du mauvais jugement que vous formulez quant à la qualité de ma contribution intitulée "chute d'un cerf-volant". Considérant que l'auteur (comme tout homme en général) n'est pas "bon", mais "perfectible", je ne doute pas pouvoir plus tard insérer, grâce à l'atelier d'écriture, de meilleures productions sur le blog.
   Permettez cependant que je réponde à propos du modeste emprunt que vous me reprochez d'avoir fait à Charles Baudelaire.
   Je conviens avec vous que nul n'est en droit, selon votre expression, "de piller les classiques".  Mais si précisément votre illustre aïeul est aujourd'hui catalogué comme "un classique", c'est qu'il fut en son temps considéré comme un provocateur.
    Plus près de nous, Eddie Mitchell va-t-il intenter un procès à notre amie Andréa, pour nous avoir fait répéter tous en choeur: "Pas de Boogie-boogie avant la prière du soir" (cf. rubrique "quatre éléments imposés")? Seul le Vatican pourrait (peut-être) y trouver à redire, mais sachant qu'il s'en commet d'étranges par là-bas, je lui conseillerais plutôt de s'abstenir.
    Quant à l'utilisation que vous me reprochez d'avoir faite d'une toile de Maître, je tiens qu'il serait tout  aussi vain de poursuivre Picasso pour avoir exécuté 147 copies différentes des "Ménines" de Vélazquez, toutes aussi irrévérencieuses les unes que les autres, ou de critiquer les peintres surréalistes d'avoir (Dieu sait pourquoi) pris pour cible "l'Angélus" de Millet.
    Certains se souviennent qu'en mai 68, nous proclamions dans les rues: "Nous sommes tous des Juifs allemands". Aujourd'hui, nous dirions, tout aussi haut et fort: "Nous sommes tous des orphelins de Baudelaire".

           Sur ce, Messieurs les censeurs, je vous tire ma révérence.

                                                                                                                                 Tintin.

                                                                         
   

Posté par JCBOYRIE à 07:43 - Humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 mars 2007

Lapin, amour & fantaisie

Lapin, amour et fantaisie:

PIE

Pour ton Blog, une blague: il était une fois
sur un ArTbre, une pie.
Un lapin, l'air matois,
reluque un papillon qui, pour sa douce amie
fredonne des vers en sous-bois,
genre plutôt: « Lapin, amour et fantaisie! »
Quiconque papillonne est volage... parfois,
un vent de jalousie
souffle sur ce ménage à trois.
Le trio sacrifie
à ce rite nouveau,
passe-temps très en vogue:
d'un bogue sur la Toile, il se prend au panneau:
« Je pense donc je suis, je rime donc je blogue! »
Le show du chaud
lapin, d'un drame est le prologue.
Du rongeur comme de l'oiseau
l'insecte se méfie,
va de la plume au poil, et du bec au museau,
pie et lapin défie!
A force de jouer, il a le bec dans l'eau...
- le jour d'avant, la pluie
a fait un marigot,
habitat amphibie,
flasque flaque où le lapin lapa
goulûment, c'est folie!
Car aussitôt
je ne sais quelle obscure frénésie
anima le rapace avide de l'appât...
Mais quelle envie
avait le papillon de venir voler là?
Dure vie!
Quand tout près de son bec le papillon vola.
l'insecte à temps dévie....
Peu s'en était fallu que l'oiseau le happât.
Mon histoire est finie...
Morale: quel appât que la pie n'happa pas!

Tintin, 23-02-07

Posté par JCBOYRIE à 15:03 - Humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2007

Un nénuphar vit dant mon lit, par Christine Jouhaud Mille


Un nénuphar vit dans mon lit,
Il en prend tout l’espace,
Le soir voulant me coucher
Je dois l’amadouer
Le flatter avec emphase
Lui répondre,
Comme le miroir de ce conte la belle au bois dormant
Oui ! Cher nénuphar tu es le plus charmant.
Et je répétais chaque soir
Comme un ostinato
Qu’il était sans égal le plus beau
Si mon œuvre était à la mesure de son attente
Alors, j’avais droit à un petit coin de lit pour sommeiller
Sommeiller c’était bien cela la torture de ma nuit
Et lorsque ma chère plante
Remplissait la pièce de ses ronflements sonores
Alors, ingénument et avec désinvolture
J’inventais un sommeil ou le rêve
D’une course avec saut d’obstacles
Me faisait jeter d’un mouvement large,
Mes deux jambes en avant
Elle se retrouvait en bordure du lit
S’accrochant aux draps comme une furie
Et invariablement nous nous lancions des adjectifs
Coquin poussif
Plante vaniteuse
Pourtant à chaque fois sans que je comprenne comment
Nous nous retrouvions enlacés et réconciliés
Dans l’espace de ce lit qui nous était réservé

Posté par C Jouhaud Mille à 18:30 - Humour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 février 2007

Humour, consigne

????
Ce n'est pas difficile à comprendre, pourtant...
Blagues, billets d'humeur, jeux de mots, amusettes et amusements...

A vous!

Index des textes

Posté par Menahem Lilin à 07:18 - Humour - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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