PostHeaderIcon Avis d'exposition.

Pascale Atgé-Coll


expose

 

à

JUVIGNAC

XXVème Salon des Artistes Régionaux


15 et 16 novembre 2008

 

EXPOJUVI

 

                                                   

                      Salle Polyvalente Lionel de Brunelis

Président: André Laborde

Horaires: samedi et dimanche de 10 h à 18 h

Renseignements 04 67 10 42 38

PostHeaderIcon Annonce urgente:Recherche personnes dans TGV

Annonce urgente :

Nostalgie à combler.

Recherche trois personnes rencontrées

Un premier juillet où j’ai conduit le TGV

Recherche trois personnes

Aux trois prénoms inconnus,

Rencontrées dans TGV Paris Montpellier,

Avant année 2000, un premier Juillet.

Le TGV était complet ;

Pour moi, trop tard pour réserver,

Toi aussi, âme sœur, tu n’avais pas de billet…

Tu es ma première personne recherchée :

A toi, je suis restée collée ;

De toutes parts, nous étions bousculées

Dans ce TGV bondé.

Tu me regardais étonnée,

Comme moi,

De tant nous ressembler.

Même robe jaune décolletée,

Autour du cou, collier d’ambre foncé,

Un sac fleuri,

Le tien tirait vers le bleu,

Le mien vers le rouge violet.

Nos coiffures à « la garçon »,

Cheveux blonds décoiffés.

Tes yeux étaient marrons,

Et les miens s’y noyaient.

Joie ! Mon double, tu étais,

Tu riais de voir tous ces gens pressés

De posséder leurs places, sur tickets, numérotées !

Ils criaient et s’engueulaient.

Ils prenaient pour cible, le contrôleur,

Ce bel homme aux yeux bleus,

Sur lesquels la casquette SNCF tombait,

Pour examiner les billets,

Et trouver à chacun la niche réservée.

Il est ma deuxième personne recherchée.

Quand tous furent assis,

Ce beau monsieur nous dit :

Merci !

D’être si belles, de rire,

Et, pas comme les autres, de vociférer ;

De prendre la vie à belles dents,

D’avoir l’air de tout braver,

De ne rien craindre,

Pourquoi d’ailleurs, un premier juillet si ensoleillé ?

Debout, vous tenez à rester,

Mais bientôt, comme des reines,

Les plus belles places, je vous trouverai !

Dix minutes après,

Nous étions tous les trois attablés

Au bar du TGV, autour d’un café.

Il nous parlait de sa fiancée,

Qui l’attendait à Béziers,

Du dur métier qu’il assumait.

Sourires contre sourires,

Ame sœur, tu m’envoyais.

Ce beau contrôleur, pour l’instant, son cœur,

Nous appartenait, seulement à nous deux !

Nos valises, un petit peu, nous encombraient ;

Il nous demanda de le suivre,

Et avons tout de suite obéi

A l’ordre qui sortait de sa bouche bénie :

Vos bagages tout de suite !... Dans ce cagibi !

Avec la clé que je détiens, je vous le certifie,

Plus rien, ils ne craindront !

Suivez moi encore et lâchez vos esprits !

Dans le couloir de ce long train,

Nous marchions, marchions…

Comme dans un rêve, nous nous perdions,

Quand soudain, au bout d’un « trois fois Zig- Zag »,

Dans un tunnel étroit et noir,

Une lourde porte s’ouvrit !

Un moment d’extase !

Vitesse vertigineuse,

Devant nous, le monde s’engouffrait

Derrière vitre, en panoramique !

Notre bouche, nos yeux avalaient

Les arbres, les ruisseaux, la forêt, les champs de blé,

En carte postale, tout se transformait

Pour s’écraser sur notre nez !

Notre beau contrôleur,

Mon âme sœur, et moi,

Nous avait confiées,

A la troisième personne recherchée.

C’était lui ! Celui qui conduisait notre immense TGV !

Il tenait son volant et sifflait,

Sa prestance nous émerveillait !

Le temps contre l’espace qui nous envahissait,

S’était arrêté !

Questions sur questions, nous lui avons posées

Son siège, à l’une et à l’autre, il nous a cédé,

Sa casquette, à tour de rôle, nous l’avons portée,

Pour voir, comme un éclair, les rails défiler,

Et de mille personnes transportées, avoir la responsabilité !

Annonce urgente,

Pour nostalgie à combler :

Retrouver instant d’éternité,

Un premier juillet,

Où j’ai conduit le TGV.

PostHeaderIcon petites annonces couplées

annonce_femme_bis

Il est là. On a sonné. Elle a ouvert la porte. Elle savait que c’était une réponse à son annonce. Mais elle reste bouche bée, immobilisée dans son sourire d’accueil.

Qu’il a l’air jeune ! Qu’il est jeune !

Le visage lisse, les yeux souriants, les lèvres humides,  des dents parfaites.

Il voit bien son air surpris. Il entre.

Elle lui propose de s’asseoir sur le canapé. Il y installe son grand corps d’un mouvement souple. Il étend ses longues jambes qui tendent son jean’s à peine décoloré. Il est à l’aise comme s’il avait toujours été là.

Et elle, elle regrette d’avoir mis cette tenue trop sévère c’était pour faire bonne impression. Elle aurait dû choisir plutôt sa robe en tricot.

Enfin, puisqu’il est là, elle offre à boire un peu de Maury. Malgré sa gorge nouée elle arrive à parler. Il a vingt cinq ans. Il a un job. Il n’a pas de famille. Il aime la tendresse, la sécurité. Il a envie d’un foyer sans attendre d’avoir l’âge mûr. Il brûle les étapes, il le sait,  mais une femme rassurante et un gamin de dix ans ça lui va.

Elle dit qu’elle va réfléchir, qu’elle va voir.

Il s’en va. Il revient le lendemain avec des fleurs. Il reste un peu plus longtemps. Et puis une autre fois. Il rencontre le gamin. Ils se plaisent. Il joue au grand frère protecteur et chahuteur. Elle fond. Elle prend l’habitude de voir son espace animé par ce personnage tonique et chaleureux.

Un week-end où le garçon est chez son père ils goûtent à l’intimité d’une nuit entière et au bonheur du petit déjeuner pris ensemble. Il reste.

Et ça fait maintenant plus de quatre ans qu’il est arrivé avec sa grosse valise.

C’était soleil tous les jours. Depuis quelque temps ça se couvre. Il ‘’va faire un tour ‘’ tout seul. Il rentre plus tard. Il a rencontré des amis. Il est invité – seul- à un concert.

Il envoie promener le garçon qui a grandi et ne comprend pas.

Arrivent des disputes, des mots, des gestes. Elle sent se défaire sa confiance, son visage, son corps, sa belle assurance retrouvée. Le ton monte.

Ce jour là ils sont près de la fenêtre. Elle crie. Elle crie sa peine. Elle hurle son désespoir. Elle se jette vers lui, pour le toucher encore, pour le battre de ses poings véhéments. Il la secoue par les poignets, d’un côté, de l’autre……

Elle bascule. Elle tombe par la fenêtre ouverte. Il est essoufflé, hébété, vidé.

«  ……coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner…. »

« ……..vingt ans de prison ferme………. »

annonce_d_tenu

Ce n’est pas une vieille fille. C’est une veuve depuis longtemps après seulement quatre ans de mariage. Depuis elle emploie son dévouement inutilisé à toutes sortes de bénévolats. Ca lui fera du bien de s’occuper d’une personne en particulier. Ce jeune homme a l’air seul. Quel dommage, un garçon si jeune et si plein de vie.

Elle ne sait pas pourquoi mais il lui semble qu’il a peut être une autre correspondante. Ou du moins qu’elle n’est pas celle qu’il attendait. Elle comprend.

Elle lui écrit. Elle lui envoie des journaux et des livres quand c’est permis. Et aussi des cigarettes, des gourmandises. Elle raconte à ses amies qu’elle a un neveu dont il faut qu’elle s’occupe. Elle lui fait quelques visites. Il se montre respectueux et gentil. Un peu réservé, un peu sur ses gardes. Il n’a pas envie de dépendre trop étroitement de quelqu’un. Elle comprend ça aussi.

Que va-t-il devenir au bout de vingt ans ?

Elle pense qu’elle pourrait lui offrir un toit. Un entourage bienveillant. Un peu de confort. Elle en prendrait soin comme d’un fils. Seulement un fils. Dommage. Elle soupire.

Elle vient d’hériter une petite maison en bordure de la ville. Elle a quelques économies qu’elle va consacrer à l’aménager pour deux personnes indépendantes. Ca prendra du temps mais –hélas pour lui- il reste encore cinq ans……..

Ce qu’elle ne sait pas. Ce qu’il ne lui dit pas.

« …….pour bonne conduite libération anticipée au bout de quinze ans ……… »

Il se sent mûr. Il veut profiter de ce qui peut s’offrir à un homme encore jeune.

Il lance un appel.

annonce_homme_libre

PostHeaderIcon Petites annonces poétiques, par Carole Menahem-Lilin

Achète du temps. Heures condensées, conserves de temps vert, nuits en bouteilles (vieillies sur lit de chêne), instants suspendus (sur cintres), éternités nouvelles nées.
Fournisseurs d'ennui congelé s'abstenir.
Contacter Mme Fantas Minas, 3 allée des Folles années, à St Reverien.

Recherche cours particuliers de liberté. Comment prendre la porte sans claquage, nidifier hors du trône, ouvrir les ailes sans fracture royale, comment s'épanouir enfin?
Contacter: Monsieur L'Aiglon, 8 avenue Edmond Rostand, à Nouvel Empire.

Offre : Chat de Cheshire (avec sourire intact), chien des Enfers, serpent du Paradis, amoureux transi (hélas coincé en transit), porc-épic épique, requin édenté, foudre de guerre, 3 petites notes d'harmonie.
Cherche : conscience de Faust (sur la partition de Gounod). Précision : Marguerite ne m'intéresse pas.
Pas sérieux et éperdus s'abstenir.
Envoyer vos offres à : La Mère Michel, impasse des Matous perdus, à L'ïle sur chagrin.

PostHeaderIcon Venise sous la neige

Venise


             
             
             
             
             
             
   [Canaletto, "veduta" du Grand Canal]

VENISE SOUS LA  NEIGE.

-Allôôô, Gérââârd!....Devine d'où ch' t'appelle! De Venise:
Ouiii!....de Venise, Venise sous la neige, en plein carnavâââl! Les
hôtels?... Ben, chont archi-complets... Comment ch'ai pu m'loger en
ville?....Ch' te le donne en chent, ch' te le donne en mille!
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  - Là, tu fais fort, Marie-Chantâââl. Lâââst-minute.com, ch'parie?
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  - Tu y es pas, mais alors pas du tout! Non, ch'est tout bête, ch'ai répondu à une annonche sur NAP INFO.
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    NAP-INFO???????????????????????????????????????????????????????????
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- T'es barjo, tu vas pas m'dire qu'tu connais pas? NAP-INFO, ch'est le
blôôôg des branchés du triangle Neuilly-Auteuil-Pâââchy! Alors, t'es
nâââse ou qouaâââ? On trouve que des trucs convenâââables, là-dessus.
Sarko est passé par là! Bon, pour l'annonche, on fait bref: « A louer à
la semaine: loft 60 m2 à Venise, vue imprenable sur la lagune, tout
confort, tout compris, 600 €, sérieux s'abstenir. » Une occase commac, cha ne se rate pas! Pour vivre une Loft Story, le pied!
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  - Chix chent balles, ch'embêtent pas, ché pas vraiment donné, quand même.... Au fait, le CHMIC, il est à combien?
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- Attends, Gérââârd, ch'ai pas payé 600 €! En fait, ch't'ai pas dit la suite: si t'acceptes de partager l'appart' avec cinq coloc', tu divises
par six. Moralité: ch'en ai pour cent balles. Malin, non?
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- Ch'ai pas dit le contraire. Ch'sais pas pourquoi ch'te parlais du Schmilblick, enfin du CHMIC... Ah oui! Ségo promet de le pacher à
1500 €. (égale quinze chemaines comme la tienne)! On est resté très "people" (peuple) !!!
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- L'a qu'à continuer à ce rythme et les congés payés, y vont tuer Venise. Enfin, Ségo, l'est pas encore élue. Au fait, tu m'as pas dit
comment ch'est, ton loft?
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- Super cool! Même géniâââl, carrément géniâââl. Imagine une seule grande grande pièche. Pas de cloisons, des vitres partouze. Pas de mobilier, des tatamis. Très tendance! Et au milieu, une grande baignouâââre.
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  - Hé bé quouâââ, un truc en fonte?
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- Tu y es pas. Z'aiment le confort, les Vénichiens! Non, un jacuzzi tout ch'qu'y a d'mieux. Un ch'pâââ, ch'te râââaconte pas. Wâââaouh,
comme ch'est excitant!
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RHINOCEROS


             
             
             
             
             
           [détail du "Rhinocéros"
de Pietro Longhi}]

- Et tes coloc, t'en parles pas , comment qu'y chont, quelle tête y z'ont, les keums?
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- Ch'les aim' pas, ch'les adore. Y'a Vinchent, Franchois, Paul et les z'autres. On ch'appelle déjà tous par nos prénoms! Cool! La tête qu'y z'ont....? Là, ch'peux rien t' dire, vu que ch'est le Canavaâââl et que tout le monde ici porte un mâââsque! Ouiii, bien sûr, un mâââsque! Rien d'autre, d'ailleurs, quand on est tous dans le ch'pâââ.
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- Le paradis terrechtre, qouâââ! Moi auchi, note, ch'uis assez pour l'état de nâââture... cha gomme les dichtinctions sochiâââles. Mais
quand vous z'êtes pas dans la baignouâââre, vous faites quouâââ au juste?
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  - On che gondole, parole! D'ailleurs quouâââ faire de mieux à Venise? Non, che plaisante! On va au théâââtre!
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  - Chans blâââgue?
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- Chans blague! Tiens! Pas plus tard qu'hier soir, on était tous
invités à une avant première, ouiii.. tu croirais pas, à la Feniche.
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- Chochotte! On jouait quouâââ, à la Feniche, ? Du Goldoni?
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- Vouiiii, quéqu'chose commac... Macaroni, Canelloni, Panzani, n-i, ni, c'est fini, tous les noms fénichent pareil, dans che pays!
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  - Et cha t'a plu, la Feniche? Paraît qu'on la reconstruite après l'inchendie!
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- Ch'était génial, ab-so-lu-te-ly géniâââl! T'imagines pas... de l'or partout, comme s'il en pleuvait, la lumière qui ruichelle à flots des
lustres de Murano, plein de paillettes, de fanfreluches, de chtrass,ch'te raconte pas!!!
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- Et comment qut'as eu l'invitation?
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- Mais, t'es du genre nunuche, touâââ! Tout Venise y était, à la Feniche!!! Ouiii, au fait, ch't'avais pas dit, y'avait deux groupes
d'invités: ceux qui ont eu le carton jaune et ceux avec un carton rouge!
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  - Comme au foot?
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- Si on veut! Comme au foot! On peut dire les choses commac. Sauf que les uns sontentrés par la Plache saint Marc et les autres par le pont des Choupirs.
En fait, y'a deux entrées à la  Féniche
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  - J'vois pas l'problème.
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- Ben, un fois qu'on est entrés, vl'à qu'on tombe sur un grand rideau de scène qui coupe la châââlle en deux. Pas moyen de chavoir ce qu'y trafiquent derrière.
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  - Et alors?
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- Alors, rrrien. Non, j'blâââgue pas, rrrien de rrrien. Cha dure commac trois bons quarts d'heure. Après cha, le public applaudit, puis
trépigne, on tâââpe du pied pour que le chpectâââcle y commenche. Enfin, le rideau se lève!!!
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  - Et qu'est-ce qui se pâââche?
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- Ben, tu m'croiras jamais. Une moitié de la châââlle découvre l'autre. Et puis, ch'est tout! Ch'sais pas pourqouâââ, on a dit que ch'est triste,Venise. Mouâââ, ch'te jure, j'ai jamais tant ri! Bon, ch'te laisse Gérââârd, ch'reviens dans le chpâââ, bye.

FENICE


             
          [Salle de la Fenice, à
Venise, restaurée à l'identique en 1996, suite à un incendie criminel]

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